La Drôme est la portion du couloir rhodanien qui fait la transition entre un Dauphiné marqué par les Alpes et la Provence, où l'appel de la Méditerranée est omniprésent.
C'est bien de transition qu'il faut parler, plus que de contrastes : des rudes sommets du Vercors aux champs d'oliviers de Nyons, tout ici n'est que nuances et dégradés.
Si les paysages préalpins du Vercors laissent un souvenir inoubliable par leur beauté grandiose et exaltante, le patrimoine bâti n'est pas non plus en reste : le pays est émaillé de villages, tous plus enchanteurs les uns que les autres.
Evangélisée au IIIe siècle, la région est intégrée un temps au royaume burgonde, puis au royaume de Bourgogne inféodé au Saint-Empire.
Le Moyen Age voit s'affronter pouvoirs ecclésiastiques et féodaux, la puissance émergeante étant la dynastie des Dauphins du Viennois. Les terres de ceux-ci sont vendues à la France en 1349 ; Diois et Valentinois ne seront rattachés à la Couronne de France qu'au siècle suivant.
La Drôme s'industrialise à partir du XVIIIe siècle, avec la sériciculture et le cuir, puis la chaussure, qui restera son domaine d'élection.
Le château de Suze-la-Rousse est la forteresse des princes d'Orange. Derrière son imposante silhouette médiévale se cache une cour Renaissance à l'élégance toute italienne. Le château abrite l'Université des Vins, centre d'œnologie partiellement ouvert aux visiteurs.
Le palais idéal du facteur Cheval est insolite ! C’est avec des pierres ramassées lors de ses tournées quotidiennes que le facteur Ferdinand Cheval (1836-1924) construit, de 1879 à 1912, ce fascinant lieu de rencontre de tous les styles et de toutes les époques.
La place de Mai ou des Bouviers, à Montélimar, garde le souvenir de la tradition de la fête des laboureurs. Autrefois étalée sur trois jours, cette fête est réduite au XIXe siècle à un seul jour, durant lequel les laboureurs plantent le "mai" (un haut pin coupé et décoré). Elle est encore parfois célébrée dans les environs de Valence, à Beaumont, Montéléger, Montmeyran et Upie.
Parmi les activités traditionnelles de la région, il faut citer la sériciculture, l'élevage des vers à soie. Pour une bonne introduction à cette industrie très particulière, rendez-vous à la magnanerie de Saillans.
La cuisine drômoise compose avec une gamme très riche de produits du terroir… ail blanc de la Drôme, truffe du Tricastin, noix, olive de Nyons, melon de Montoison...
La pièce maîtresse de cette cuisine est la raviole, carré de pâte de blé farci d'un mélange de comté, de fromage blanc frais et de persil. Elle pourra accompagner un plat de viande tel que l'agneau de la Drôme ou le pintadeau, le chevreau de la Drôme des Collines, le chapon du Dauphiné...
Outre le célèbre nougat de Montélimar, la pogne de Romans (brioche à la fleur d'oranger) et le suisse de Valence (biscuit à l'écorce d'orange) apportent leur note sucrée.
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